Le sentiment
Gaité et fierté
Le mot Maraha, مرح, désigne l’espèce de gaieté et de complaisance soi qui nous fait élever la tête à la manière de chevaux. Aussi, Et l’on pourrait écrire : « Et ne marche sur terre en élevant superbement la tête » , mais il perdrait alors, le sens générale du sentiment, et les deux image qui suivent ne saurait plus servir à cet ordre, ains, la seconde seulement.
On force quasiment les chevaux à cette façon en les nourrissant à force d’avoine, et par analogie, l’être repu et chargé amène souvent à pareille insolence.
Pour autant, et pour éviter de donner aux hommes la semblance même de ce vice, le Messager béni et salué, avait une mouvement rapide et élancé dans sa marche, et il allait d’autant vite qu’il était comme penché vers la sol tant il craignait redresser son col. Ce que l’on apprend dans le Shamail e muhammadiyya de l’Imam Tirmidhi au chapitre 19.
fendre la terre
L’orgueil fait en outre donner volonté de faire sentir un certains poids du corps, et de prendre une démarche plus lente et pesante, comme si les habits étaient plus chargées, et les membre plus puissant. Et bien que cela ne parte pas d’une puissance des membres, ceux qui sont remplis de cette passion, semble les avoir bien enraidis et lourds, frappant le sol autrement et quittant la démarche naturelle. Dieu les condamne, les rappelant la qualité de la terre qu’ils foule, et qu’il ne saurait aucunement la changer.
Quand au Messager béni, outre que sa démarche était rapide et ses pas légers, il ne faisait jamais trainer ses pas à la façon des femmes d’alors comme le témoigne At-Tirmidhi.
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ ، حَدَّثَنَا ابْنُ لَهِيعَةَ، عَنْ أَبِي يُونُسَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ قَالَ: ((وَلَا رَأَيْتُ شَيْئًا أَحْسَنَ مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ كَأَنَّ الشَّمْسَ تَجْرِي فِي وَجْهِهِ، وَمَا رَأَيْتُ أَحَدًا أَسْرَعَ فِي مِشْيَتِهِ مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ كَأَنَّمَا الْأَرْضُ تُطْوَى لَهُ إِنَّا لَنُجْهِدُ أَنْفُسَنَا وَإِنَّهُ لَغَيْرُ مُكْتَرِثٍ))
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ حُجْرٍ، وَغَيْرُ وَاحِدٍ قَالُوا: حَدَّثَنَا عِيسَى بْنُ يُونُسَ، عَنْ عُمَرَ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ مَوْلَى غُفْرَةَ قَالَ: أَخْبَرَنِي إِبْرَاهِيمُ بْنُ مُحَمَّدٍ، مِنْ وَلَدِ عَلِيِّ بْنِ أَبِي طَالِبٍ قَالَ: كَانَ عَلِيٌّ إِذَا وَصَفَ النَّبِيَّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: ((كَانَ إِذَا مَشَى تَقَلَّعَ كَأَنَّمَا يَنْحَطُّ مِنْ صَبَبٍ))
حَدَّثَنَا سُفْيَانُ بْنُ وَكِيعٍ قَالَ: حَدَّثَنَا أَبِي، عَنِ الْمَسْعُودِيِّ، عَنْ عُثْمَانَ بْنِ مُسْلِمِ بْنِ هُرْمُزَ، عَنْ نَافِعِ بْنِ جُبَيْرِ بْنِ مُطْعِمٍ، عَنْ عَلِيِّ بْنِ أَبِي طَالِبٍ قَالَ: ((كَانَ النَّبِيُّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ إِذَا مَشَى تَكَفَّأَ تَكَفُّؤًا كَأَنَّمَا يَنْحَطُّ مِنْ صَبَبٍ))
